IA Forte

IA forte ou ascendante

Les systèmes informatiques sont binaires. Leur intelligence repose sur les seules valeurs vrai ou faux, équivalentes au oui ou non des humains.

Contrairement à un logiciel “classique”, l’Intelligence Artificielle prend en compte les nuances qui peuvent exister entre 0 et 1, par exemple les différences et nuances entre toujours et jamais.

L’IA forte ou ascendante se définit comme l’intelligence, la vraie, la conscience de soi. A ce niveau, on commence à parler de créativité, de faculté d’anticipation, d’adaptation et de bien d’autres capacités humaines. Elle est considérée comme l’Intelligence Artificielle la plus évoluée.

Définition de l’IA forte

L’IA forte peut non seulement reproduire des aptitudes à la réflexion et à l’interaction intelligente (analyser, raisonner, effectuer des actions rationnelles), mais également avoir une conscience, des émotions et comprendre ses propres raisonnements. Certains algorithmes permettent déjà d’appréhender ces notions.

Le programme démontre l’impression d’une réelle conscience de soi, de vrais sentiments. La machine serait donc apte à avoir un certain recul sur ce qu’elle fait.
Pour l’instant, les choses n’en sont qu’au stade des ambitions et des projets, ouvrant cependant déjà la porte aux questions d’éthique et de morale.

Aujourd’hui, il semble quasi impossible de modéliser la conscience, quelle que soit la complexité du système. Mais les recherches sont déjà lancées et se développent à grande vitesse. Les jalons en sont d’ailleurs déjà posés chez In Principio.

L’IA forte pourrait résoudre des problèmes complexes, quelque soit l’environnement, avec un niveau supérieur ou égal à l’intelligence humaine.

Systèmes d’IA ascendante : Artificial Super Intelligence (ASI)

L’IA forte est associée à des robots qui montrent des propriétés d’autonomie très poussées. Elle intègre des systèmes de génération d’images de synthèse appelés réalité virtuelle, dont les applications sont aujourd’hui multiples.

L’Artificial Super Intelligence (ASI) est liée à la puissance des machines qui se démultiplie et se répartit plus facilement que celle d’un cerveau humain qui lui, a des entrées-sorties, des capacités de stockage et de traitement plus limitées.

A cette étape, l’intelligence de la machine dépasse celle de l’homme dans tous les domaines, y compris dans la créativité et dans l’agilité sociale. Le point de dépassement est l’accession à une singularité (germe capable d’auto-compréhension et d’auto-amélioration).

Exemple : le film HER, dont le héro tombe amoureux de ‘Samantha’, une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle

La singularité correspond à un point où l’évolution de l’Intelligence Artificielle sera telle que les ordinateurs pourront créer eux-mêmes des machines plus puissantes et plus efficaces que celles construites par l’homme.

De nombreux ouvrages ont traité ce sujet, notamment The Singularity is Near de Ray Kurzweil, The Singularity – A philosophical analysis du philosophe australien David J. Chalmers qui propose notamment de tester au préalable l’ASI dans un environnement entièrement virtuel et déconnecté du monde réel pour mesurer ses aptitudes.

On doit comprendre l’ASI comme un mélange des genres, combinant les domaines où l’homme est déjà dépassé avec ceux où il ne l’est pas encore et où il le deviendra.

En pratique, l’IA dépasse déjà les capacités humaines concernant la mémoire. Les déjà dépassés systèmes experts ou plus récemment des systèmes comme IBM Watson traitent d’importants volumes d’informations, démontrant des capacités inaccessibles à n’importe quel humain, aussi surdoué soit-il.

Machine

Mais la machine a aussi des limites

Même si l’ordinateur surclasse les capacités humaines dans bien des aspects, il existe toutefois une différence essentielle entre l’homme et la machine, mais cette fois en faveur de l’homme.

La machine est essentiellement sérielle, c’est-à-dire qu’elle effectue plus rapidement des calculs en série que l’homme.

Le cerveau humain est soumis à un parallélisme massif. L’activation d’un neurone ou d’une zone neuronale en entraîne d’autres et ainsi de suite. Il est quasi impossible que la machine puisse égaler l’homme dans ce domaine mais il ne faut jamais dire jamais… C’est l’Intelligence Artificielle faible