L'IA Faible ou déscendante

L’IA faible ou descendante

LIntelligence Artificielle est une technologie qui fait désormais partie intégrante de la réalité. Elle constitue une aide précieuse pour l’homme dans des domaines comme l’automobile, la médecine ou la robotique.

Il n’y a en réalité d’ailleurs pas une seule Intelligence Artificielle, mais plusieurs systèmes et applications que nous détaillons dans ce site. L’IA faible est considérée comme le premier niveau de l’Intelligence Artificielle.

Sa conception tend à se démocratiser et elle permet déjà à certaines entreprises de générer des gains de temps et de réelles possibilités de profits.

Définition de IA faible

L’Intelligence Artificielle est dite « faible » lorsqu’elle ne fait que reproduire un comportement spécifique, mais pas son fonctionnement. En d’autres termes, la machine ne comprend pas ce qu’elle fait.

L’IA faible vise essentiellement à reprendre le plus fidèlement possible, à l’aide d’un programme informatique, le résultat d’un comportement spécifique prévu à l’avance, sans aucune forme d’improvisation. C’est en fait un système qui imite un comportement intelligent dans un domaine précis.

La machine semble agir comme si elle était intelligente. Elle peut simuler le raisonnement, apprendre et résoudre des problèmes.

Eliza, l’agent de dialogue simulant un échange en psychothérapie, est un cas typique de ces logiciels. Ce programme informatique de Joseph Weizenbaum, écrit entre 1964 et 1966, simule un psychothérapeute. Il reformule la plupart des affirmations du patient en questions à lui poser. Le fait qu’un humain parle à une machine sans qu’il ne s’en rende potentiellement compte a été considéré comme un critère de classification en Intelligence Artificielle.

Ecoutez l’interview “ The Eliza Conversation Program Psychotherapist ”

(en Anglais)

Quelques systèmes d’IA faible

SYSTÈMES EXPERTS

Parmi les programmes bâtis selon l’approche descendante, on retrouve les systèmes experts, des logiciels capables de simuler le comportement d’un humain effectuant une tâche précise, dont il est seul à posséder le savoir-faire.

ARTIFICIAL NARROW INTELLIGENCE (ANI)

Il s’agit de systèmes spécialisés et limités dans des tâches ou domaines bien précis, qui rythment déjà notre quotidien : jeux vidéos, moteurs de recherche, détection de fraudes bancaires, Google Translate, Siri sur iPhone, Cortana sur Windows 10, les systèmes de recommandations personnalisés sur Amazon ou Facebook, tous les systèmes informatiques des voitures (conduite automatique) et certaines techniques de diagnostic médical. Ces systèmes sont capables d’apprentissage plus ou moins autonome dans un cadre défini.

En réalité, ces technologies n’imitent pas simplement le comportement de l’homme, elles dépassent les aptitudes humaines grâce à la puissance de la technique (stockage des informations, vitesse de traitement, etc.).

ARTIFICIAL GENERAL INTELLIGENCE (AGI)

L’Artificial General Intelligence renvoie à une intelligence artificielle qui correspond globalement au même niveau d’intelligence que l’homme. Elle a la capacité d’analyser des données, de raisonner, de prévoir, de résoudre des problèmes variés. Comme un humain, la machine peut percevoir, juger, apprendre par la lecture ou par ses propres expériences et décider. C’est l’Intelligence Artificielle forte.

En somme, l’AGI intègre un grand nombre de capacités humaines, notamment linguistiques et de raisonnement.

On peut citer :

  • L’usage du langage à la fois comme émetteur et récepteur, de la vue et des autres sens
  • La mémoire et en particulier la mémoire associative
  • La création de concepts
  • La perception de l’environnement
  • Etc.

AlphaGo est un programme informatique de Google DeepMind , qui a défait pour la première fois Lee Sedol, un joueur professionnel champion du monde du jeu de Go. C’est la preuve que l’intelligence artificielle devient de plus en plus performante.

Système d'IA faible